20 août : Cahors – Lascabanes

24 km.

Réveil vers 6h30, petit déjeuner au gîte, préparation avec tenue de pluie car il pleut, et il pleuvra jusque vers 11h.

Je suis prêt à partir, écrit quelques mots sur le livre d’or, mais je ne peux remercier Serge. Il n’est pas là. Je salue Jean-Luc que je ne reverrai pas, il a fini pour cette année.

Je pars seul. Je rencontre à la sortie de Cahors une famille lui et son fils sont à vélo, Elle et sa fille ont la voiture. On grimpe ensemble toutes les marches, une mise en forme. Je monte doucement mais les deux cyclistes portent leur velo, d’habitude c’est le contraire, et vont encore moins vite que moi.

La camera est dans le sac, de toute façon, j’ai vraiment besoin des bâtons pour m’aider à marcher.

Je suis les conseils de Serge, chaussures pas trop serrées dans les montées, bien serrées dans les descentes. Arrêt toutes les heures pour massage avec le gel.

Et doucement j’arrive au gite des Mathieux où je retrouve ma famille espagnole. On prend le café ensemble servi par un Hôte qui ne nous semble pas très enjoué.

Et je repars toujours doucement. J’arrive vers midi à la Bastide et au milieu de la route je vois Serge qui m’attendait. Il vient déjeuner ici avec sa femme et des amis et me paye un Perrier. Je suis content de pouvoir les remercier.

J’arrêterai manger une demi-heure plus tard à 10 km de l’arrivée.

Claude mon voisin de table cd’hier soir me rattrape et ralenti son allure pour marcher avec moi. Il repartira après 2 km.

Je rencontre deux pèlerines qui était avec moi à Ecoasis et nous finissons notre chemin ensemble. Je suis assez fatigué, mais c’est mon chemin. Il est vrai que mes compagnons me manquent, me manquent beaucoup.

J’arrive au gîte, j’y retrouve Claude, on partage la même chambre. On passera la soirée ensemble, c’est aussi un mordu d’informatique, de montages vidéos….

J’ai réussi à contacter Richard mais le réseau téléphone est pratiquement inexistant. Nous n’echangerons que 2 SMS. Bien trop peu à mon goût. Il est juste une étape devant moi. Comme j’aimerai qu’il m’attends. Bien sûr je pourrai me faire véhiculer, mais je fais le Chemin et j’accepte les épreuves qu’il m’inflige.

Je crois que je deviens pèlerin, et que j’aime ce Chemin. Rien à voir avec les randonnées.

Je comprends pourquoi les gens le reprennent année après année.

Aller, maintenant dodo.

Laisser un commentaire