1er octobre : Léon – Villard de Mazariffe.

21 km, une petite étape, un petit village.

Je me réveille ce matin à 6h30. Il est temps de se lever. Préparation rapide, un café au distributeur de l’albergue, un morceau de pain et je suis prêt. Il faut traverser León. Je pars avec Claude et Frédéric qui nous servira de guide. Claude et moi nous suivons derrière. Un peu plus de 6km quand même. Et à la sortie on double un jeune, je lui souhaite un « bien Camino » il me répond « bon Chemin ». Il parle le français avec un accent auquel je suis habitué, Marc-Andrew est de Montréal. Sa maman est écossaise (sa région, pas sa couleur) je ne l’aurai pas faite, vous auriez pensé que j’étais malade. On marche ensemble et discutons.

A la sortie de la banlieue de Léon, La Virgen  del Camino, il y a deux possibilités de Chemin, comme souvent maintenant, un us court qui longe la route, un plus long qui passe à travers la campagne. Je le choisis, Marc-Andrew choisis la route. Je pars donc seul, enfin…

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Je marche seul dans le jour sans personne pendant 2 km pour atteindre le premier village. Pause vrai café, je me fais tailler un sandwich, vous avez eu peur, et arrive deux Français qui me disent  » Salut le Canadien ! » Je leur réponds que Je suis français, mais comme ils m’avaient vus depuis plusieurs jours à ces Sylvie, Langis et Denis, ils ensaient que j’étais moi aussi canadien. Celà me fait plaisir. Surtout que ce matin on s’est dit au revoir avec Sylvie en pensant qu’on ne se recroiserait plus. Un gros pincement au coeur et je n’envisage pas de ne pas les revoir sur le Chemin. Sinon, j’irai au Canada.

Et avec ces deux Français, Marc-Andrew… ils l’avait convaincu de prendre ce Chemin.

Marc-Andrew m’attend et on marchera ensemble encore. Ensuite un anglophone nous rejoint discute avec lui moi je debraille. Je marche devant, derrière ou à côté mais ne partiipe pas à la conversation. Je reprends mon allure et les laisse tous les deux.

J’arrive ainsi à Chosas de Abajo tmp_15256-p_20161001_120139-240x427601973125où je retrouve les deux Français et d’autre pèlerins. Je m’y arrête pour manger mon bocadillo au chorizo. En face de moi une antenne avec un nid de cigogne. Je suis à peine 4 km de l’arrivée,ça passe vite, 21 km c’est rien.

Et voilà Villar de Mazariffe, un tout petit village.

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Je trouve mon albergue, très bien. Et après la remise en état d’après le Chemin, je sors et nez vous arriver deux pèlerins que j’ai croisés plusieurs fois. On se fait photographier devant l’alberguervqu’il choisisse comme lieux de villegiature pour un soir et pour être avec moi. On ne s’était jamais parlé, juste leBuen Camino et le sourire. C’est aussi ça le Chemin. Nous dinons ensemble à une grande table, à cote de moi un alemand, York,  de la région de Köln qui parle français parfaitement et anglais.

Ils sont des USA mais lui il est originaire de Chypre, ils me donnent leur carte de visite en me précisant que je suis invité chez eux.

Leurs prénoms : Jan et Mike.

C’est quand même pas banal ce Chemin.

En allant acheter de quoi me restaurer sur le Chemin demain matin, 10 km sans village, alors que je suis baissé entrain de choisir, j’entends avec cet accent qui m’est famillié, « Bonjour Yann » c’est Denis, il est dans l’autre albergue. J’espère que demain on cheminera ensemble.

C’est marrant, non seulement je suis repéré par mon béret, par ma camera, mais plusieurs pèlerins savent que j’ai 1200 km dans les jambes, et il le respecte. Je ne m’y attendais pas. C’est vrai qu’on est très peux dans ce cas. Beaucoup le font par morceaux d’année en année.

Tout celà pour vous dire, et je me répète, restes professionnels, que je suis vraiment bien sûr le Chemin de Compostelle.

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